Phrases à relier

Acrostiche en alexandrins

Hooly se la coule douce:
 
" Un bruit parvint du milieu du navire, des pas traînaient et claquaient : les matelots commençaient à laver le pont "
Un groupe d'hommes vêtus de fracs , coiffés de chapeaux claque avançaient avec précaution sur le passerelle
glissante. Ils se dirigeaient tous vers les cabines de première classe.
L'hooly les attendaient à la porte de la cabine numéro 5, fumant avec nonchalance un havane de contrebande.
Tout ce beau monde s'engouffra dans le repère de l'hooly qui était aménagé en tripot.
Jusqu'aux  premières lueurs de l'aube ils jouèrent désespérément …
L'hooly les pluma chaque fois tant elle était habile.
A la fin du voyage, il ne possédaient plus que leur frac, leur chapeau claque et un désir irrépressible de vengeance.
L'escale se fit à La Corogne. Ils connaissaient bien l'endroit et ses habitants, ils mandèrent Alfonson Gãnosso
afin d'en faire leur partenaire. La partie eut lieu dans un jardin, à l'abri des regards indiscrets . L'hooly fut plumée
à son tour et dut subir les sarcasmes de sa cours jusqu'ici soumise.
Alfonson la regardait, goguenard :
" les buissons de troènes semblent me porter chance, se dit-il "
 
 
                                          Françoise

Hooly se la coule douce:     Un bruit parvint du milieu du navire, des pas traînaient et claquaient : les matelots commençaient à laver le pont. Capitaine éphémère de ce navire prêté par son ami, le Prince Solal, Hooly traînait dans son transat, yeux mi-clos, observant le ballet offert par les matelots. Dans sa torpeur, ces derniers prenaient les traits de Marlon Brando, alias Fletcher Christian dans "Les Révoltés Du Bounty" et ceux de Corto Maltese. Toute à sa rêverie, Hooly ne pouvait remarquer un garçon aux allures d'Axel "Cargo de nuit" Bauer qui la fixait, visiblement charmé. "Les buissons de troènes semblent me porter chance" se dit-il.     Ariane de Coligny
Hooly se la coule douce:   " Un bruit parvint du milieu du navire, des pas traînaient et claquaient : les matelots commençaient à laver le pont. " Hooly se prélassait voluptueusement dans le lit douillet de sa cabine trois étoiles. " Pussy darling, susurra-t-elle à l'oreille endormie de son compagnon, n'irais-tu pas me chercher mon thé complet en cuisine ? Au passage, récupère donc ma robe de mousseline rose au pressing ainsi que mes escarpins vernis chez le cordonnier. Ah, tant que tu y es, va donc me quérir les journaux du matin ainsi que Vogue et Play Girl. Ensuite, mon bel amour, tu feras tes trois heures de muscu, ta séance de sauna avant de… " Mais le bel amour ne l'entendait déjà plus. Attifé à la hâte, il dévalait la passerelle et disparaissait, tel un lapin derrière les arbustes Qui abritent le quai. " Frappadingue la meuf ! Ca, des vacances ! " Sourd aux appels de sa belle, il s'aplatit vivement dans la végétation et se replongea dans un Sommeil béat. " Les buissons de troènes semblent me porter chance, se dit-il. "     Matitère.
Hooly se la coule douce:   "Un bruit parvint du milieu du navire, des pas traînaient et claquaient : les matelots commençaient à laver le pont". Hooly s'étira dans son lit et admira par le hublot de sa cabine, le soleil levant. Elle se mit à penser aux massages asiatiques qui l'attendaient, aux bienfaits de la foot-reflexologie, puis soudain, elle entendit le chant des matelots : Ohé, ohé, Macau !!! Elle monta sur le pont a toute hâte et assista à une danse coordonnée entre jonques et jet foils. L'arrivée sur Macau la remplit d' allégresse. Elle sauta sur le quai et s'engouffra dans la ville pour goutter à l'atmosphère locale, s'enivrer de ces odeurs d'épices et de poissons sèches, déguster leurs inoubliables thés pour finir errante dans de somptueux parcs. Et la, sous un troène, d'une beauté éblouissante, un chinois la dévorait du regard. « It was love at first sight ». Le vieux sage avait donc raison : "les buissons des troènes semblent me porter chance, se dit-il".   Pascale (MACAU, Chine).  
Hooly se la coule douce:     Un bruit parvint du milieu du navire, des pas traînaient et claquaient : les matelots commençaient à laver le pont. Le quadragénaire rugissant qui s'employait dans la plus classique position du missionnaire, au-dessus d'Hooly, se libéra sans crainte dans un petit cri de jouissance, couvert qu'il était par le bruyant récurage du pont supérieur. On pouvait dire qu'Hooly se la coulait douce : en quelques jours, de passagère clandestine, elle était devenue la maîtresse du commandant de bord. Jambes écartées, subissant sans déplaisir les derniers assauts de l'officier, elle laissa voguer son esprit, remontant la longue chaîne de ses amants, pour ancrer son souvenir sur le beau visage imberbe de Jules, son premier "Frenchie", 25 ans plus tôt. Quand les Anglaises étaient débarquées, l'amour de Jules eut tôt fait d'englober tout le pensionnat d'outre-Manche mais pour un début, il préféra se limiter à un échantillon, le moins farouche du lot : la jeune et dévergondée Hooly. Le caractère urgent de leur affaire ne souffrit pas la recherche du confort. Jules jouait à domicile ; fin connaisseur du parc environnant, il entraîna Hooly sous les frondaisons. Elle réclama un abri pour l'épargner des regards. Il la culbuta tout contre les buissons de troènes, elle soupira, il la déflora, elle en redemanda une fois, deux fois, trois fois… Le nez planté dans la végétation protectrice, la verge au repos et la blanche mancunienne collée à son flanc, Jules se laissa aller à de puissantes réflexions : "les buissons de troènes semblent me porter chance", se dit-il.       Alain (Ô Toulouse), février 2000     (note d'Hooly : Premièrement je ne suis pas si âgée que vous voulez le faire croire, espèce de malotru ! Apprenez que je suis tout juste dans la trentaine. Et puis ensuite, je ne suis pas une saute-au-paf !… quoique… )
Hooly se la coule douce:   Un bruit parvint du navire, des pas traînaient et claquaient : les matelots commençaient à laver le pont. "On se demande bien pourquoi ?" pensa Hooly en voyant que le pont était déjà propre. Elle était déçue que la grosse bitte, où le bateau était amarré, ne la dissimulerait pas au regard de l'équipage comme elle l'avait cru à première vue. Ce n'était pas encore là qu'elle pourrait. Elle laissa le quai et se dirigea de l'autre côté vers un parterre couvert de buissons qui bordaient le parking. La cachette se présentait bien. Elle pénétra dans le bosquet mais les arbustes étaient trop serrés les uns contre les autres pour s'accroupir entre. C'était pourtant là que ça devait se faire. Alors, se prenant pour un matelot, debout, la jupe relevée, elle écarta les jambes et laissa couler un gros jet d'urine qui éclaboussa le haut de ses cuisses. Après, toute à son identification de marin, elle retourna vers le quai, malaxant des pensées masculines : " les buissons de troènes semblent me porter chance, se dit-il ".     Patrick, février 2000  
Hooly se la coule douce:   Un bruit parvint du milieu du navire, des pas traînaient et claquaient : les matelots commençaient à laver le pont. Quand, tout à coup, le petit mousse, jetant un grand seau d'eau par dessus la haie, entendit un hurlement. C'était la baronne d'Hooly (1ère classe oblige) qui, vêtue de son tailleur Chanel, s'était assoupie dans son hamac tendu entre les deux rangées de troènes ; cachée par la verdure, il ne l'avait pas vue. Il se retrouva une fois de plus à fond de cale pour le restant de la traversée (et pour le même motif que la fois précédente). Il ironisa : "les buissons de troènes semblent me porter chance" se dit-il.     Joëlle, TGV Montbard-Paris, 19h le 6 mars  
Hooly se la coule douce:   Un bruit parvint du milieu du navire, des pas traînaient et claquaient : les matelots commençaient à laver le pont. - Quelle bande de nazes, pensa Hooly, frissonnant sous son léger imperméable, il va pleuvoir d'un moment à l'autre. Elle décida de se réfugier dans le fumoir. Elle aimait cet endroit fréquenté par une population majoritairement masculine. Elle se laissa choir dans son fauteuil préféré, caché derrière une monumentale plante verte. - Va-t-il venir dès le matin ? Certes, je ne devrais pas être ici à me la couler douce. Elle se mit à se ronger les ongles, le regard fixé sur la porte d'entrée. Soudain, celle-ci s'ouvrit. Le cœur d'Hooly se mit à battre la chamade. - Chabadabada… chantonna-t-elle, tout en caressant une branche de l'imposante verdure qui la dissimulait à merveille, oh ! oh ! il m'a vu… Pourvu que je n'ai pas le mal de mer ! Raymond s'approcha lentement. - "Les buissons de troènes semblent me porter chance", se dit-il.     Eva  
Hooly se la coule douce: Un bruit parvint du milieu du navire, des pas traînaient et claquaient : les matelots commençaient à laver le pont. Hooly bondit (hop !) de sa couchette et fila s'allonger dans un transat où elle s'assoupit en moins de temps qu'il n'en faut au cousin Jean-Georges pour boire un ti-punch. Le soleil des Caraïbes grilla férocement sa tendre peau de rousse british toute la matinée et à midi pétante, elle était brûlée au 13ème degré. Le médecin du bord fut mandé. Cet alcoolique notoire diagnostiqua une légère bronchite et prescrivit une pommade à base de feuilles de troènes. Hooly sauta sur le quai et partit en quête du précieux remède dans je jardin public qui jouxte le port. S'enfonçant dans la végétation, elle ôta tous ses vêtements et entreprit de se rouler dans les buissons, sans remarquer à trois mètres d'elle un grand gaillard, avec toute sa boutique à l'air, lequel venait juste de s'isoler pour un petit pipi tranquille. Quoiqu'un peu interloqué, le garçon se fendit d'un grand sourire. "Les buissons de troènes semblent me porter chance" se dit-il.       Alain de Château Rouge, Paris, mars 2000
Hooly se la coule douce:   Un bruit parvint du milieu du navire, des pas traînaient et claquaient : les matelots commençaient à laver le pont. Hooly s'élança, aérienne, au milieu d'eux. L'eau savonneuse mouilla ses pieds nus et elle se mit à frétiller de la croupe au rythme des balais qui frappaient le parquet. Les matelots l'encerclaient et la fixaient, les yeux allumés et émerveillés. Seul, un homme observait la scène, caché dans la salle de concert, derrière les arbres en pot. "Heureusement que cette salle est un véritable jardin d'hiver, les buissons de troènes semblent me porter chance", se dit-il.     Jô                        

 

Elle est jolie, Hooly ?

 

La rousse des tripots n'a pas charmé que nous
Rivant les viragos au clou de leur rallye
Elle conquière les hommes démunis, chapeau !
 
Femme émancipée, elle organise tout
Jouant de sa beauté, elle les plume et on lit
Dans ses yeux de jade : " sur, sur j'aurais leur peau !
 
Parcoure le monde d'Amsterdam à Tombouctou 
Joue les femmes fatales, prête à tout les délits
Avec son sex-appeal elle ramasse le gros pot
 
Belle sans conteste, offerte aux cris des loups
Mais de sa liberté elle veut garder l'oubli
Inféodée qu'elle est à un nommé Loupo 
 
                          Françoise.

 


Elle est jolie, Hooly ?

 

Dis moi donc, bel ami, Hooly Poe, elle est où ?
J'aspire tant à revoir son minois si joli,
Son sourire si doux, son si fin grain de peau.
 
L'éclat vif d'une rose et le piquant du houx !
Une fée, c'est certain s'est penchée sur son lit…
Aussi belle en princesse qu'en quelconque oripeau.
 
Belle, on dirait ce mot inventé pour elle, hou !
Corps et âme me voici plongée dans la folie
Quand, magique, elle danse sur les ailes du pipeau.
 
Divine est ma bergère qui badine de sa houe.
En agneau je la suis tant l'amour m'amollit
Satan de sa beauté fait du mal le suppôt.
 
 
		Matitère.

Version chantée mp3 Version jouée mp3


Elle est jolie, Hooly ?

 

Si elle est jolie ? Davantage qu'une houe !
C'est vrai que ces derniers temps elle a embelli,
Avec de gros efforts, ce fut vraiment du pot.
 
L'arbre creux la cachait, le hibou lui fit hou !
Elle dormait profondément au fond de son lit, 
Il s'approcha d'elle, vêtu de ses oripeaux.
 
Il ne sut par où commencer ; par où, par où ?
C' était vraiment vrai, elle était très, très jolie.
Il la salua d'abord chapeau bas, chapeau.
 
Il avait entendu qu'elle piquait tel le houx,
Qu'elle était jolie et point ne piquait Hooly.
Il approcha sa main et caressa sa peau.
 
 
 
Joëlle,TGV Montbard-Paris, 19h le 6 mars 


Elle est jolie, Hooly ?

 

On le sait maintenant, son panache est bien roux.
Pour autant peut-on dire qu'elle est vraiment jolie ?
"Comme une britannique", disent les vieilles peaux.
 
Moi je suis sous son charme, c'est vrai, je vous l'avoue.
Et je veux qu'on l'acclame : honte à qui la salit !
Elle est mon étendard, c'est elle mon drapeau !
 
Elle m'envoûte, elle me tue, elle m'excite, elle me troue !
A son derme laiteux, sans cri je me rallie.
Parmi ses congénères elle sort du troupeau.
 
Qu'elle soit belle ou bien moche, à vrai dire je m'en fous :
Car je sais une chose (ça ne fait pas un pli) :
Je l'aime à en mourir et c'est pas du pipeau !!!
 
 
 
Alain de Château Rouge, Paris, mars 2000