Phrases à relier

Exercice de style

HOOLY S'EVADE
 
          "A l'approche de midi, la chaleur devint de lave en fusion". Notre amie Hooly se demande pourquoi 
elle s'est mise dans cette galère. Les voyages forment la jeunesse mais tout de même! Célestine,
une amie de longue date, lui a proposé de venir avec elle pour ce safari en Afrique. Toujours partante,
Hooly s'est empressée d'accepter. Mais elle n'imaginait pas se retrouver perdue, abandonnée de tous
comme une vulgaire valise dans cette gargote infâme, après un arrêt pipi. 
Voilà maintenant 8 heures qu'elle se dessèche sur place . Après avoir eu tous les états d'âme possibles:
l'affolement, la rage, la colère après son amie trop prise par ce nouvel amant pustuleux rencontré dans
ce safari miteux, l'espoir; on va bien s'apercevoir de son absence et le bus va revenir! Notre amie Hooly
est bien obligée de se faire une raison et de prendre son destin en mains.
S'armant de courage, elle décide de suivre la piste…Elle ne peut s'empêcher d'admirer la nature:
"des éléphants  au bord de la rivière s'aspergeaient avec leurs trompes, des grues au bec rouge et noir
les survolaient, des troupeaux d'hippopotames irascibles paressaient dans le fleuve".       
 
Anne (St François, Guadeloupe, avril 2000).
 

HOOLY S'EVADE  
"A l'approche de midi, la chaleur devint de lave en fusion". Brûlée par le sel et le soleil, Hooly était fiévreuse et commençait par regretter son séjour dans ce camp de vacances près de l'anse à la gourde. De plus, Steve, son compagnon de voyage était cloué dans son lit par une rage de dent. Le dentiste qu'il avait consulté à St François lui avait seulement conseillé d'arrêter la plongée et l'avion pour tout traitement (allez comprendre)! Dans l'avion d'Europe Assistance qui les rapatriaient vers Paris, dans un demi délire, Hooly ne put que raconter leur dernier périple sur Basse Terre en ces termes : "des éléphants au bord de la rivière s'aspergeaient avec leurs trompes, des grues au bec rouge et noir les survolaient, des troupeaux d'hippopotames irascibles paressaient dans le fleuve".   Robert (St François, Guadeloupe, avril 2000).
HOOLY S'EVADE "A l'approche de midi, la chaleur devint de lave en fusion". A dos d'éléphant, sous un chapeau de paille immense, hooly s'épongeait le visage. Elle était trempée de sueur et n'espérait qu'une chose faire une pause. Son guide "Farah" un très bel homme, d'une peau noire comme l'ébène, lui proposa de faire une halte au bord du fleuve qu'ils apercevaient devant eux. Ce safari au Kenya la remplissait de joie, elle se voyait dans la peau de Meryl Streep au cote de Robert Redfort (nouvelle version) dans "Out of Africa"... Une sonnerie retentit. Hooly sursauta, ouvrit un oeil et regarda autour d'elle. Six heure du mat, elle frissonna, l'aube se levait a peine. Elle décida de se replonger encore quelques minutes dans son rêve avant de commencer une nouvelle journée. Aidée par Farah pour descendre de son imposant transport, Elle se voyait déjà en train de se rafraîchir, les pieds dans l'eau. Elle leva la tête et s'émerveilla devant cette belle nature : "des grues au bec rouge et noir les survolaient, des troupeaux d'hippopotames irascibles paressaient dans le fleuve".     Pascale (Macao).
HOOLY S'EVADE (Comme au cinoch)   "A l'approche de midi, la chaleur devint de lave en fusion" au loin ,un nuage de poussière dorée :.une cavalcade de gazelles affolées ou ,pire ,un troupeau d'éléphants en furie ! En sueur ,Hooly sentit son cœur bondir . Quand la super Land Rover zzx (12 cylindres ,48 soupapes ,4 roues de secours ) de Rori Bélusot stoppa a trois centimètres de ses rangers ,elle défaillit ,sidérée . Rori ,le beau Rori était la ,devant elle ,tout auréole de gloire et de soleil ! "Plus beau que Robert Redford et Kévin Kostner réunis ,se dit elle en extase quasi mystique" pantelante ,elle sentit deux bras puissants l'enlacer : magie noire et rêves de petite filles fusionnèrent en un éclair de lumière blanche . Envoûtée ,possédée ,elle se laissa chavirer dans le regard bleu vert du bel aventurier , poupée de cire, transpercée jusqu'à l'âme . De lointains tam tam scandaient les battement fous de son cœur …. "Des éléphants au bord de la rivière s'aspergeaient avec leurs trompes, des grues au bec rouge et noir les survolaient, des troupeaux d'hippopotames irascibles paressaient dans le fleuve".     Matitère.  
HOOLY S'EVADE   A l'approche de midi, la chaleur devint de lave en fusion. Hooly regagna sa couche de paille en évitant les rats hargneux qui galopaient à travers toute la cellule. Ah, elle regrettait vraiment cet article incisif sur la corruption déliquescente qui régnait au sein du gouvernement auto-élu du Généralissime en Chef Ali Ben Sayoum Mohamed Agha Von Sprout. Mais elle savait que cette détention arbitraire autant qu'illégale tirait à sa fin : sa peau blanchâtre et sa chevelure flamboyante avaient ému au plus haut degré, Bonga-Bonga, le gardien namibien qui lui faisait les yeux doux en lui passant sa pitance depuis les débuts de son incarcération. Il avait tout préparé pour qu'Hooly s'évade. Seuls problèmes (et de taille !) : il fallait d'abord affronter toute la garnison de la citadelle (76 hommes de troupe, 11 sous-officiers, 3 officiers - dont un capitaine -, un mufti et un pompier de service), puis franchir 7 (sept !) murailles insurmontables avant de pouvoir s'enfuir. Bon. Une fois qu'ils eurent occis l'ensemble de la garnison et franchi les 7 (sept !) murailles insurmontables, Hooly et Bonga-Bonga partirent à dos de dromadaire en remontant vers les sources du Nil. Des grues au bec rouge et noir les survolaient, des troupeaux d'hippopotames irascibles paressaient dans le fleuve.       ( à suivre )     Alain de Château Rouge, à St-François (Guadeloupe), avril 2000
HOOLY S'EVADE   A l'approche de midi, la chaleur devint de lave en fusion. Hooly voulut s'humecter les lèvres. Las ! De sa gorge en feu s'esquissa un râle pathétique. Elle se permit juste un frêle soupir pour exprimer son immense souffrance. Elle ferma les yeux et imagina la une du canard de demain : "Hooly s'évade". Certes, elle n'était pas aux Philippines ; juste quelque part en Afrique noire… Soudain, elle crut percevoir un clapotis. Mirage ? Sans doute. Avait-elle toujours les paupières closes ou entrouvertes ? Elle vit des prairies grasses, des bois gorgés de fraîcheur, d'humidité. Des grues au bec rouge et noir les survolaient, des troupeaux d'hippopotames irascibles paressaient dans le fleuve.       Eva
HOOLY S'EVADE   À l'approche de midi, la chaleur devint de lave en fusion. Holly se liquéfia. Pour franchir les barreaux d'une réalité trop brûlante, Holly se condensa puis se réduisit en élément liquide, suinta par ses pores, s'écoula dans le caniveau. La seule trace de sa précédente présence fut une flaque d'eau, insolite par ces temps de chaleur accablante.   D'aucuns purent dire Holly s'évade et ils eurent raison. Toute une colonie de mancuniennes avaient réussi leur transmutation-évasion pour se retrouver à la fraîche sous des eucalyptus géants en bordure du Nil. Des grues au bec rouge et noir les survolaient, des troupeaux d'hippopotames irascibles paressaient dans le fleuve.   Alain «O Toulouse »
HOOLY S'EVADE   À l'approche de midi, la chaleur devint de lave en fusion. Holly s'évade. Une main sur la Lune, l'autre sur Vénus et la tête appuyée sur Mars, elle s'épanouit dans l'espace interplanétaire. Ses jambes dans lesquelles se cognent quelques comètes égarées, cherche en vain d'autres planètes pour se poser.   À l'instant qu'elle pense que cet ailleurs n'est pas mieux que l'endroit où elle se trouve, elle se réveille en frissonnant malgré la chaleur qui l'avait abattue près de ce fleuve. Elle était venue y chercher la fraîcheur des eaux avec son boy-friend qui dormait toujours à ses côtés.   Des grues au bec rouge et noir les survolaient, des troupeaux d'hippopotames irascibles paressaient dans le fleuve.   Patrick Mai 2000  
HOOLY S'EVADE   A l'approche de midi, la chaleur devint de lave en fusion et Hooly s'épongea les aisselles avec un vieux mouchoir en acétate. L'Afrique ne lui réussissait pas. Amorphe dans son hamac de pacotille, les pieds pendants, elle se répétait "Hooly s'évade" et ses yeux se perdirent dans un rêve plein de fraîcheur européenne. Elle sursauta, son chien aboya, des grues au bec rouge et noir les survolaient, des troupeaux d'hippopotames irascibles paressaient dans le fleuve.     Jô
HOOLY S'EVADE   A l'approche de midi, la chaleur devint de lave en fusion. Hooly était sur la plage lorsqu'un athlète s'interposa entre elle et le soleil ; l'insulte à la bouche, elle se redressa et le vit, nu comme un ver, sa petite pelle et son petit seau à la main. Il lui dit : "viens voir le beau château de sable que j'ai fait pour toi". Elle le suivit, à la fois intriguée et un peu inquiète (il avait des mains comme des battoirs), au travers des marécages. Ses fesses musclées étaient attaquées par des nuées de moustiques. Elle vit, se dressant devant elle, un château de sable certes, mais géant, à la mesure de son architecte. Profitant de l'effet de surprise il la captura avec un filet de pêche (au gros), la ligota et l'enferma dans la plus haute des tours. Aussitôt, se penchant, elle aperçut les douves en eau qui menaient au fleuve. N'écoutant que son courage, elle plongea. Le malheureux eut le temps de crier "Hooly s'évade !", s'adressant aux homards et tourteaux qui montaient la garde. Mais de son dos crawlé elle avait déjà atteint deux petits étangs recouverts de nénuphars. Des grues au bec rouge les survolaient, des troupeaux d'hippopotames irascibles paressaient dans le fleuve.       Joëlle, 3 juin 2000                                      

 

Recette:
 
Ingrédients : un  bel autobus S, un jeune godelureau à long cou, un chapeau bien mou avec son
Cordon, une grosse poignée d'usagers, une pointe d'irritabilité, un voisin, une gare (St Lazare de
Préférence), un camarade, un pardessus bien gris, un bouton tout rond.
 
Préparation : Prendre l'autobus S à une heure de pointe, y jeter la poignée d'usagers et laisser
macérer. Ajouter ensuite le jeune godelureau chapeauté avec son voisin, incorporer
la ponte d'irritabilité. Bien mélanger le tout. Dès que le mélange arrive à ébullition, réserver
le jeune gars dans une emplacement libre.
Laisser reposer deux bonnes heures puis, devant la gare, mélanger le jeune godelureau avec le camarade
et couvrir avec le pardessus en prenant soin d'ajouter le bouton au sommet.
Servir tiède accompagné d'un brin de fantaisie.  
 
Robert.

Siphonaptère:   La puce dans le bus. Si je n'étais puce , jamais ne monterais dans un bus ! Trop de monde ! mais quel terrain de chasse ! Ce jeune type par exemple ,un excite au sang chaud qui invective hargneusement Ses congénères et saute ,sans vergogne sur le siège libre ou je me suis planquée : Belle proie ! Et comme il est facile de me faufiler le long de son long cou de canard jusqu'au confort moelleux de son drôle de chapeau ! Ni vue , ni connue et hop ! Nous descendons station Picpus ,ma préférée ! Deux heures plus tard ,gare St Lazare ,repue ,bien au chaud et ,il faut bien l'avouer ,légèrement grisée ,juste avant de piquer un petit roupillon , J'entends quelqu'un ,d'un ton docte ,lui dire : " ajoute un bouton au col de ton pardessus ,c'est chic et tout a fait tendance ! " Bof !Qu'importe le bouton pourvu qu'on ait l'ivresse !   Matitère.
Créole:   7h, l'heu'e de pointe à Desvarieux. Des écoliers, haut blanc, bas foncé, attendent le bus au bor'd de la 'oute , des motocyclettes péta'adent . Des 'éoles descendent du bus quand un blanc maquignon, po't de tête e'ceptionnel su'élevé d'un salako (chapeau saintois) tenu pa' un co'don, se met à hu'ler en c'éole ap'ès ses voisins et s'affale su' une banquette lib'e. Le ti-punch a des effets secondai'e ! 10h, rue Schœlche' à St F'ançois. Soleil de plomb, mon saintois apathie sous un palmier, ventilé pa' les alizés, conve'sant avec un béket : tu dev'ais mettre un bouton pou' attacher ton manteau.     Anne (St François, Guadeloupe, avril 2000).
Haïku:     Dans l'S (l'autobus), Altercation. Puis, plus tard, Cours d'élégance.     Alain de Château Rouge, à Desvarieux (Guadeloupe), le 10 avril 2000
Allitérations:     Tût-tût ! T'étais dans cet autobus tressautant (l'S, pas le T) quand tu participas en tant que spectateur à cette histoire tartignole: tu vis ce tartempion à tête de têtard, au coup trop étroit, chapeauté d'un feutre entouré d'un truc étrange tressé tout autour. Cette sorte de titi crétin tempêtait d'un ton tonitruant contre un autre paltoquet au prétexte qu'il lui torturait les ripatons à toutes les montées et descentes de transhumants. Puis tout à trac, il se tira sur un strapontin et s'y tassa, tout péteux. Plus tard, tu matas le type en question, attentif, qui discutait (patati-patata !) de tenues vestimentaires avec un pote. Le pote : "tu mettras un bouton supplémentaire à ton trench-coat". Taratata !     Tiphaine Lasur
Simplificateur:     - Alors voilà, le soleil était au zénith. - Qu'est-ce qu'y dit ? - Il dit qu'il était midi. - C'est dingue ! - Je montai dans un autobus de la ligne S, qui était plein comme un œuf de Pâques. - Qu'est-ce qu'y dit ? - Il dit que le bus était bondé. - C'est dingue ! - Est monté un homme à l'allure très juvénile, avec un cou d'une longueur phénoménale. - Qu'est-ce qu'y dit ? - Il dit qu'est monté un jeune à long cou. - C'est dingue ! - En plus il avait un de ces chapeaux sans forme, tout flasque, et qui avait en guise de ruban un cordon tressé. - Qu'est-ce qu'y dit ? - Il dit qu'il portait un chapeau mou à tresse. - C'est dingue ! - Soudain, à un arrêt, je ne sais pas ce qui s'est passé, il s'est mis à insulter un autre voyageur descendant, qui avait du le bousculer, et s'est précipité sur une place vacante. - Qu'est-ce qu'y dit ? - Y'a eu une rixe et il s'est assis. - C'est dingue ! - Deux heures plus tard, je vis le même jeune homme en grande discussion avec un autre sur le parvis de la gare Saint-Lazare. - Qu'est-ce qu'y dit ? - Il dit qu'il l'a revu plus tard devant une gare avec quelqu'un. - C'est dingue ! - Son ami lui montrait qu'il lui fallait mettre un bouton au haut de son manteau. - Qu'est-ce qu'y dit ? - Il dit qu'il manquait un bouton. - Et puis c'est tout. - Qu'est-ce qu'y dit ? - T'avais qu'à écouter… - C'est dingue !     Joëlle, dimanche 23 avril 2000
ZUP:     Z'y va ! Tu sais wack ? J'étais dans l'busto d'Villetaneuse. Y'a un keum qui temon. Il avait un lurga complètement zarbi, avec une setré à la cepla du banru, et la teutè loin du col. Alors y'a des bouffons qui s'arrachent du tocar et là y'a un blème : le keum y traite un autre gadjo, un vioc. "Ouais ! M'sieur, y l'a traité…" Et z'y va, y calte fissa et y s'pose le cul à la cepla d'une meuf qui vient de dégager pour aller chez Mammouth ! Deux plombes plus tard, j'le crois pas, j'hallucine, j'le r'vois avec un aut' bâtard dans la recou de la rega St-Zarla. L'aut' relou, y lui dit : "Hé, bouffon ! T'es peussa comme un naze ! T'as déjà vu des tonbous sur un survêt !?       Joëlle, dimanche 23 avril 2000 (revisited by Alain de Château-Rouge)
Anxieux:     Devais-je monter dans ce véhicule bondé ? J'aurais dû prévoir qu'il s'y glisse parfois des individus du genre jeune, avec un cou d'une taille inquiétante, et surtout un chapeau des plus déprimants avec ce cordon dont la taille et la rusticité sont parfaites, semble-t-il, pour vous étrangler. Seigneur ! Lorsque les premiers passagers descendirent et qu'une place se libéra - j'en transpire encore -, voilà que notre homme (que je surveillais du coin de l'œil sans toutefois oser l'observer ouvertement) se précipita sur une place laissée vacante. Déjà, le suspect avait eu maille à partir avec un autre voyageur, un homme pourtant tout à fait débonnaire comme moi. Mais le plus affolant, c'est lorsque 2 heures plus tard, alors que je pensais rater mon train gare St-Lazare, je retombais sur le même homme, oui oui, celui au long cou, en compagnie d'un autre tout aussi louche. Je me demande encore à cette heure ce qu'il voulait dire par "bouton supplémentaire" : a-t-il contracté une maladie contagieuse ? Allons consulter !     Eva
Adverbes:   Évidemment l'autobus S roulait lentement, abondamment pourvu de voyageurs. Un homme insolemment jeune, au cou s'étirant interminablement s'était coiffé douteusement d'un chapeau ornementalement pourvu d'une tresse au lieu du ruban qu'on arbore habituellement.   Le jeune homme colèreusement s'en prend à son voisin qui piétinait douloureusement ses pieds. Plus tardivement je l'aperçus s'entretenant sérieusement avec un camarade apparemment qui lui conseillait amicalement de placer un bouton élégamment à son vêtement négligemment entrouvert.   Au beau au moi de mai.   Alain «O Toulouse »
Remarque:       Un type fragilisé par un grand cou et le chef couvert d'un chapeau flasque, orné d'une tresse à la place d'un ruban, dans un bus à une heure d'affluence, ça ne passe pas inaperçu. En plus, si ce type râle à chaque fois qu'il se fait bousculer par un costaud quand entrent et sortent des voyageurs, on ne voit et on n'entend que lui. Il a beau se glisser sur le premier siège qui se libère, il a été remarqué. Il est sorti de l'anonymat des grandes villes. C'est pour ça que je l'ai reconnu devant la gare Saint-Lazare, deux heures plus tard en discussion avec un ami semble-t-il qui, aussi, lui servait de conseiller vestimentaire. Cet ami lui disait que pour faire son cou plus court, il devrait à l'aide d'un bouton, fermer plus haut le col de son pardessus; fermer sa grande gueule aussi. Ainsi aurait-il des chances de retrouver son incognito.       Patrick Mai 2000
Infinitif:       Prendre le bus S. Regarder les gens s'agglutiner, S'aplatir contre la vitre. Apercevoir un chapeau mou avec autour un fil tressé. Se dire "un chapeau à notre époque !" Plus tard, scruter à nouveau Cour de Rome Devant la gare Saint-Lazare le même couvre-chef. Découvrir qu'il manque un bouton Au pardessus râpé et passablement propre. Remarquer le doigt pointé vers le bouton absent De l'autre énergumène en train de gesticuler près de lui. Philosopher en poursuivant son périple urbain Sur les incongruités des Parisiens.       Jô