Phrases à relier

Exercice bis

"On ne rit vraiment de bon cur que dans les cimetières" :
 
 
La mer est plus belle que les cathédrales, dans la nef de Notre-Dame, Hooly 
dérive voluptueusement vers les rumeurs océanes. Elle étrenne son premier 
deuil, un lointain grand-père, sénile et baveux, enfin passé.
Pas de tristesse à attendre, le défunt n'a pas le droit de réclamer les 
larmes d'Hooly, elle est trop jeune, c'est la vie qui l'attire, c'est la 
plage et ses jeux qui la tentent, c'est la mer et le soleil qui la réclament.
Dans la sombre cathédrale, avec les lourdes nappes de musique du grand orgue 
qui enveloppe le noir troupeau  humain, le rire fuselé  d'Hooly serait 
déplacé, elle le sent. Toute de contention, elle ira jusqu'au bout du service 
religieux, jusqu'à l'ultime marche funèbre.
Elle traînera à la queue du peloton des endeuillés jusqu'au Père Lachaise. 
Elle lèvera ses yeux vers le ciel chagrin, elle saura se taire. Le concert 
des reniflements prendra fin, les condoléances épuisées, les tristes faces 
s'égailleront.
Enfin seule au milieu des tombes et des caveaux familiaux, Holly lâchera la 
bonde. Son rire libérateur déferlera sur le vaste champ de la mort.
Entre les croix, l'écho sacrilège, ira choquer les oreilles de quelque prêtre 
attardé. Plein de réprobation, prêt à la sermonner, l'homme d'église touchera 
la pointe du non-sens en entendant Holly s'adressera à lui en ces termes : 
"On ne rit vraiment de bon cur que dans les cimetières".
Il aurait bien entamé une joute oratoire avec l'éffrontée mais sa dialectique 
avait trop à voir avec la logique, il le savait. Il se contenta de remarquer 
la chevelure négligée d'Hooly et sa sentence tomba : "Vos cheveux gras 
trahissent la médiocrité de vos idées".
 
Alain " Ô Toulouse"
Le 1er novembre 2000
 
Et encore:
 
 
"On ne rit vraiment de bon cur que dans les cimetières" :
 
La mer est plus belle que les cathédrales. Hooly donnait raison à Verlaine en 
contemplant l'étendue bleue devant elle. En ce mois de novembre ensoleillé, 
elle traînait dans le cimetière qui séparait la mer de la cathédrale. Appuyée 
sur le petit mur d'enceinte, en pleine contemplation, elle éclata d'un rire 
provoqué par le bonheur solaire tout simplement.
Dans cet enclos de recueillement, son rire résonna comme une bravade à 
l'oreille des chagrins. Aussitôt un veuf qui, depuis qu'il avait perdu sa 
femme en voulait à toutes les autres, se précipita sur elle en l'injuriant. À 
trop bondir, le veuf, les yeux embrouillés par son inconsolable chagrin, se 
prit les pieds dans la dernière tombe de l'allée. La pierre était tombale et 
donc il chut. Le rire d'Hooly n'en fut que plus déchaîné. "On ne rit vraiment 
de bon coeur que dans les cimetières" se dit-elle. 
L'homme tombé ne fut pas long à se relever et à asséner cette sentence à 
Holly : " À rire chez les morts, vous pleurerez chez les vivants". Devant 
cette tête ahurie à la chevelure adhésive qui,dans sa chute, avait ramassé 
une constellation de grains de sable, Holly se contenta de répliquer : "Vos 
cheveux gras trahissent la médiocrité de vos idées".
 

"On ne rit vraiment de bon cur que dans les cimetières" :     La mer est plus belle que les cathédrales ! Foutaise ! La mer pue , la mer pollue , la mer tue ! Coincé dans mon cercueil ,six pieds sous terre ,je me vois contraint , Moi , ex matelot de la Marie Salope , d'endurer ses hurlements pour l' éternité .Un ciel de suie écrase le cimetière où je suis censé reposer en paix .Au dessus de moi ,dans un crachin sans fin , des mouettes " rieuses " criaillent une stupide litanie : -" on ne rit vraiment de bon cur que dans les cimetièreson ne rit vraiment de bon cur que . " -" vos gueules les mouettes ! " hurlé-je d'une voix d'outre tombe . Et je reçois en écho la plus hallucinante réponse qu'un macchabée quasi chauve n'ait jamais reçue : -" Criiiiii ! criiiiiii ! Vos cheveux gras trahissent la médiocrité de vos idées ! " Matitère (Cazaux le 3 novembre 2000).  
"On ne rit vraiment de bon cur que dans les cimetières" :   " La mer est plus belle que les cathédrales." Epitaphe que l'on peut lire sur la tombe du pirate " La Buse " enterré à St Paul de la Réunion. Belle citation, à noter dans mon carnet de voyages pour la sortir lors d'un dîner, se dit Hooly. Trois tombes plus loin, le buste de Bernadin de St Pierre, auteur de Paul et Virginie, aaaah, l'île Maurice, son lagon, ses plages, le paradis sur terre ! Un tazar me poursuit, Virginie surgit de l'eau telle une morte-vivante, Paul momifié tente de m'attraper, je nage aussi vite que me le permettent mes muscles quand des rires d'outre-"mer" me poursuivent, un vrai cauchemar! A croire que l'on ne rit de bon cur que dans les cimetières ! Les cimetières marins, bien sûr ! Halloween d'accord, mais pas sous les tropiques ! s'esclaffe Hooly en racontant sa nuit passée. Un monsieur, très gentleman, qui sirote un rhum arrangé, las d'entendre cette pipelette, dit soudain d'un air détaché : " Vos cheveux gras trahissent la médiocrité de vos idées ! "   Le 03/11/2000 Tina
"On ne rit vraiment de bon cur que dans les cimetières" :   " La mer est plus belle que les cathédrales " se disait Hooly en admirant l'immensité qui s'étendait à perte de vue aux pieds des falaises. Elle se dirigea ensuite vers la petite chapelle où devait se dérouler la cérémonie. " Ah ce pauvre Ashley ." Elle se souvenait de ce terrible dimanche d'octobre où ils avaient préparé toutes sortes de champignons pour le dîner : " lépiotes élevées, lactaires délicieux, tricholomes équestres " Et maintenant, elle se retrouvait à suivre cet enterrement avec tante Lucille qui essayait de lui remonter le moral en disant : " on ne rit vraiment de bon cur que dans les cimetières. " Trois jours plutôt, c'était également tante Lucille qui avait définitivement cloué le bec d'Ashley, qui dégustait une délicieuse amanite vireuse, en lui disant : " vos cheveux gras trahissent la médiocrité de vos idées. "   Rori (Cazaux le 1er novembre 2000)  
"On ne rit vraiment de bon cur que dans les cimetières" :   La mer est plus belle que les cathédrales. Hooly n'était pas d'accord avec cette affirmation bien qu'elle ait toujours cru en la puissance irrésistible de la Nature. Il n'y a pas si longtemps, elle en causait avec Robert qui, lui, pense qu'on ne rit vraiment de bon cur que dans les cimetières. - Effarant ce mec, soupira Hooly. La mort dans l'âme, elle s'était réfugiée au Grand Rex où son cousin lui avait donné rendez-vous pour voir, paraît-il, le chef d'uvre de l'année. Le cousin ne vint pas. - Effarant ce mec, soupira à nouveau Hooly. Juste devant elle, deux bonnes femmes discutaient âprement. Lorsque le générique débuta, elle se pencha vers elle et leur souffla à l'oreille : - Vos cheveux gras trahissent la médiocrité de vos idées.   Eva
"On ne rit vraiment de bon cur que dans les cimetières" :   "La mer est plus belle que les cathédrales !" s'exclama Hooly, contemplant d'un air ébloui un tableau de Boudin placé à côté des "cathédrales" de Monet. Un primate passa près d'elle, effleura sa croupe d'une main gantée de blanc et lui murmura rapidement : "On ne rit de bon cur que dans les cimetières !" Incongrue, cette remarque, n'est-ce pas ? Aussi, furieuse, Hooly cria devant la foule de visiteurs ébahie : "Vos cheveux gras trahissent la médiocrité de vos idées".     Jô
"On ne rit vraiment de bon cur que dans les cimetières" :   - La mer est plus belle que les cathédrales, déclara Edouard, péremptoire. - Si vous le dites, fit Hooly distraitement. - Il vaut mieux être riche et bien portant, que pauvre et malade, rajouta Edouard, très à l'aise. - Vous croyez ? fit Hooly, rêveusement. - On ne rit vraiment de bon cur que dans les cimetières ! affirma Edouard, sûr de lui. - C'est possible, fit Hooly pensivement. - Allô, allô ? Y'a de la merde dans les tuyaux !!! proféra alors Edouard, sur un ton rageur. - Vous avez sans doute raison, fit Hooly, l'il hagard, tout en gratouillant sa rousse tignasse. Edouard, écuré de tant d'indifférence à l'égard de ses idées pourtant si follement novatrices : - Vos cheveux gras trahissent la médiocrité de vos idées !     Alain de Château Rouge, Saint-Michel en Brenne, 13 novembre 2000   (Bon anniversaire, Mathilde !)  
"On ne rit vraiment de bon cur que dans les cimetières" :   " La mer est plus belle que les cathédrales ". Cette phrase inscrite sur la tombe de Paul son ami, ne cesse de hanter Hooly. Déjà deux ans qu'il a disparu. Chaque année, elle vient s'y recueillir. Il est 18h, et la nuit est tombée sans qu'Hooly ne s'en rende compte. Un bruit derrière elle, la sort de ses pensées. Elle se retourne et aperçoit des mouvements furtifsElle était pourtant sure d'être seule ! Des bruits de pas et des plaintes sourdes viennent briser le silence de ce lieu. Hooly panique Puis prenant sur elle, elle avance dans les allées, vite toujours plus vite. Sans se retourner, elle se dirige vers la sortie et la, dissimulée dans la pénombre, une bande de jeunes hippies, morts de rire, la fait sursauter. " On ne rit vraiment de bon cur que dans les cimetières ", se disent-ils. Hooly réalise alors a quel point elle a pu leur paraître idiote et leur dit d'un ton sec : " Vos cheveux gras trahissent la médiocrité de vos idées ".       Pascale (Macao).          

 
Ô ma tendresse
Rentrons de Malabar
L'âme et le falzar
Désordonnés
Avons pompé des verres sans fond
Avons la tête en carton
Revenons sans les ronds, nettoyés.
Le nez coloré
Et l'enveloppe basanée,
Rentrons de notre dos précédé
Dans nos foyers
Demandons ton pardon
Avec toujours la même chanson
De rots et de gros mots
Parsemée.
 
Patrick Palvadeau
Toulouse, le 3 novembre 2000.
 
 

Ma tendre chatte Je regagne mes pénates L'âme dans les savates, Torchonné ! Ayant pompé à fond Ma trogne est en carton Et mes poches sont à sec, Sans copeck, Mon nez écarlate, Sacrée tomate ! Blasphémant et rotant, Je rampe en tremblant Vers mon foyer Quémandant ton pardon, Salement rond.   Matitère.    
O ma dame Je rentre dans l'cabanon L'âme dans le pantalon Eclaté. Ayant avalé l'océan, La gorge en béton mal de dent Je rentre sans copeck, à sec. Le nez en pétard Et le menton blafard Je rentre à l'envers Dans l'foyer Demandant ton pardon En déclamant des sons Des gros mots, des gratons Expectorés.     Rori.  
Version sans "I", ni "E" :     Ô mon canard Rôdant dans l'HLM Saoul, pantalon confus Avouant l'abus d'alcool Ayant mal aux os Sans sou, blanc Front pur-sang Plutôt bouffon Toujours non accourant là Mandant ton pardon Sursautant, hagard Contractant sanglots Jurant à tâtons Sans bons mots Mal à propos     Eva, vendredi 13 octobre 2000
Je regagne le foyer, Ma tendresse, mon trognon, L'âme et le pantalon Dérangés. Complètement rond, En grand chef des pochtrons, Les poches percées à fond, Nettoyées. Vosne-Romanée, Pomerol et Morgon : Je te chante ma chanson A gorge déployée. Je te demande pardon Par ce poème abscons. Accepte les remords de ton Amant dévoyé.       Alain de Château Rouge, Saint-Michel en Brenne, 13 novembre 2000     Version sans "A", ni "O" :     Belle dulcinée, Je reviens tel un chien Queue en berne, yeux éteints, Très fripé. Plus un fifrelin : Je m'en suis vidé quelques uns, Un Riesling sur le zinc, Un petit dernier. Le pif teinté Et le derme lie-de-vin. M'engueule plus, je veux bien M'excuser. En pénitent, je viens. Je ne veux plus rentrer plein De whisky, ni de vin : C'est juré !     Alain de Château Rouge, Saint-Michel en Brenne, 14 novembre 2000       Version sans "E" :     Ô mon amour, Conduis-moi à la maison : Roulons jusqu'au salon, Dans mon palais. J'ai bu sans raison, Un vrai trou sans fond. Du Brouilly : trois cartons ! (au rabais) Mon pif trop court, On dirait un potiron Tout cramoisi, un poivron Plutôt laid. Goûtant au pardon, Dans ton lit nous irons, Nous nous assoupirons, Faisant la paix     Alain de Château rouge, Saint-Michel en Brenne, 16 novembre 2000
O ma déesse Je rentre d'Anvers L'âme et le caleçon en détresse, La face de travers. Me v'la sans pognons, asseche, Le nez gyrophare et les pommettes séchées. Je rentre à contresens Dans notre antre, Pressant ton pardon dans un léger Speech de raclements et de blasphèmes Etales.     Pascale (Macao).  
Ô ma tendresse Je regagne le foyer La tête et le caleçon Désordonnés J'admets être hagard d'alcool Le larynx à ras bord Certes à sec côté argent Le nez écarlate Et la tête de même Je tente en rétrogradant Là Proposant ardemment la trêve Dans un langage contenant Sanglots, larmes Et gros mots.     Eva